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Seconde lecture de la pétition Téléchargez-moi à l’assemblée nationale
Artichauts quand je vous tiens !

source: poptronics.fr
Le soleil est contre le projet de loi Création et Internet : il l’a prouvé ce midi en brillant insolemment dans les jardins du Palais Royal, où se tenait la flashmob initiée par Internet mon amour (et poptronics, qui fait partie de ce réseau informel d’artistes, activistes, chercheurs et autres critiques du réseau) appelée « artichaut pirate ». Une centaine de personnes se sont ainsi retrouvés sous les fenêtres de madame la ministre pour brandir bien haut ses artichauts pirates, un pied de nez performatif à la loi Hadopi en discussion à l’Assemblée, dont poptronics et Internet mon amour n’ont cessé de dire tout le mal qu’ils en pensaient.
A midi pétantes, Albertine Meunier, artiste membre du collectif, a sifflé le coup d’envoi de cette mobilisation éclair, sept minutes montre en main, le timing des speed-dating (ces rencontres rapides très en vogue dans les milieux de l’économie 2.0), le temps le plus court qui soit pour attirer l’attention de la ministre. Christine Albanel ferraille et défend en ce moment même à l’Assemblée le projet de loi anti-piratage critiqué de toutes parts, jusque dans sa majorité, mais qui devrait au final être adopté.
En dépit de toutes les oppositions, concerts libres (vendredi 27/03), et autres Download day (réunions d’échange de fichiers, samedi 28/03 au Louvre), contre-propositions et montée de la fronde des députés (à suivre en direct grâce à PC Inpact dont on salue au passage le boulot), avis d’experts et votes au Parlement européen.
Et ce n’est pas l’irruption au sein de la flashmob artichaut d’émissaires du ministère de la Culture encravatés, et équipés de petites bouteilles de vinaigrette (dont on doute qu’elles aient été acquises légalement…) qui pourra lutter contre le courant. Même si ces trois individus tentaient l’humour en réaction à la performance, la distribution de badges « j’aime les artistes et je ne pirate pas » a tourné court… « Gardez-les donc, on n’en veut pas ! » « Je suis un artiste et je télécharge. » « Nous aussi on aime les artistes, d’ailleurs nous et eux avons signé une pétition qui dit “téléchargez-moi“ », s’est un tantinet énervé Agnès de Cayeux.
Un moment d’ambiance à suivre en vidéo grâce à Tristan Mendès France (egoblog) :
Après sept minutes bras en l’air et artichauts en main, les flashmobeurs ont voulu déposer leur bouquet d’artichauts au ministère. Grilles fermées et interdiction d’entrer, police en retrait et forces de l’ordre sur les dents… Le bouquet a donc été déposé au pied des grilles, façon gerbe funéraire. « C’est l’enterrement de la culture », prophétise un manifestant. « Pas du tout, c’est la mise en bière de ce projet de loi idiot », rétorque une autre. Et Nathalie de sortir d’un thermos providentiel la première soupe à l’artichaut P2P, à partager de gobelet en gobelet.
Ironique et bon enfant, légère et pourtant très sérieuse, la flashmob artichaut pirate avait pour ambition de donner une autre image des internautes mobilisés contre le projet de loi : ni terribles pirates, ni « cinq gus dans un garage », ni même « jeunes sans foi ni loi », les participants étaient tout bonnement ordinaires, recouvrant l’Internet comme on l’aime, ouvert et divers, populaire et généreux. Et sur le Net, quelques artichauts ont fleuri en solidarité : la manifestation a même été suivie dans Second Life (voir photo ci-contre) tandis que Guillaume-en-Egypte, le chat pigiste de poptronics, a rameuté son « gang » d’artistes et d’icones levant l’artichaut !
- Guillaume participe à la flashmob artichaut, avec quelques uns de ses amis
>> voir le diaporama de photos sur flickr

quelques videos
by charlydupuis
Flash Mob Artichaut Pirate, le 1 avril 2009 au Jardin du Palais Royal inside à 11h55 précises.
Munissez-vous d’un artichaut pour dire non à la loi Création et Internet
en discussion au Parlement.
Et puisque nous ne sommes pas entendus, nous en arrivons au geste absurde, sous les fenêtres de Christine Albanel. Il fera beau mercredi 1er avril dans les jardins du Palais Royal…
Ceci n’est pas une farce !
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Instructions
1. Munissez-vous d’un artichaut (de préférence cru).
2. Rendez vous dans les jardins du Palais Royal à 11h55 le mercredi 1er avril 2009.
les différentes entrées d’accès au jardin
3. Lors du coup de sifflet, brandissez votre artichaut, seule arme possible.
Immobilisez-vous pour ce geste absurde pendant 7 minutes.
4. Au deuxième coup de sifflet, sortez votre pique nique !!
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Pourquoi l’artichaut ?
“On n’a qu’à manger des artichauts. Les artichauts, c’est un vrai plat de pauvres. C’est le seul plat que quand tu as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand tu as commencé !” Coluche
“Parce que je peux le télécharger facilement”
‘Parce que on est autant entendu qu’un artichaut”
“Parce que un artichaut c’est libre”
“Parce que vaut mieux faire du Artichaut To Artichaut que du P2P”
“Parce que je l’artichaut je l’vaux bien” . Anonyme
“Parce que un artichaut averti en vaut deux ! qu’on se le dise …”
“Parce que en anglais on dit artichoc !”
“L’art is show parce que le broc au lit” . by Picab’
“Parce que j’ai un coeur d’artichaut”
“Parce que l’artichaut il se mange tout cru”
“Parce que nous pouvons faire du foin”
“Parce que mon dada c’est la vinaigrette”
“Parce que dadartichaut”
Parce que les feuilles d’artichaut cru cela craque”
“Parce que pink arty shock”
…
Envoyer vos suggestions de “parce que …” à contact(at)internetmonamour.fr
– rejoignez le groupe dans facebook
– rejoignez le fil twitter
…
en attendant le 1er avril, vous pouvez écouter et télécharger :

…
à télécharger : Le palais royal est un beau palais
…
Lecture de la pétition Téléchargez-moi à l’assemblée nationale
Black out internet.
internet mon amour #3, Téléchargez-moi [Hors les murs]
Internet mon amour, hors les murs , le Samedi 26 sept 2008
L’Ososphere Strasbourg, entrée libre.
Téléchargez-moi
Les Rencontres Internet mon amour, créées au début 2008 au Centre Pompidou comme une tentative de penser le réseau, lancent la pétition Téléchargez-moi et se délocalisent à Strasbourg le 27 septembre 2008, pour déplacer l’attention sur une question qui mérite de sortir des cadres nationaux, la répression des « pirates » du téléchargement et partant, la remise en question de certaines libertés sur l’Internet.
A l’initiative d’« artisans » du réseau (chercheurs, artistes, critiques, observateurs et activistes), ces Rencontres ont pour ambition de réfléchir aux enjeux artistiques, culturels, économiques, politiques, sociaux et identitaires d’Internet. Les lobbys de l’industrie musicale et cinématographique avancent leurs pions pour lutter contre le téléchargement en prônant des politiques répressives qui vont à l’encontre des pratiques culturelles sur l’Internet.
Alors que le paquet Télécoms est examiné par le Parlement européen et que la loi Création et Internet passera devant e Sénat début octobre en France, il paraît urgent de sortir des cadres nationaux étriqués, de faire entendre la voix des auteurs sur l’Internet, ceux-là même qui seraient spoliés par la massification des échanges en P2P.
Parce que l’Internet ne connaît pas les frontières, que la culture du libre qui s’y est développée ne peut guère être réduite aux anathèmes lancés contre les pirates du téléchargement, et que le débat sur la place de l’auteur dans une économie dématérialisée doit nécessairement s’élever, les « artisans » d’Internet mon amour incitent les acteurs et auteurs de l’Internet à signer cette pétition et à venir en débattre dans le cadre des Nuits de l’Ososphère, le festival de la génération digitale (musique électronique et nouveaux médias), les 26 et 27 septembre à Strasbourg.
Ecouter la séance.
internet mon amour, Contre le projet de loi “Création et Internet” dans Liberation
Signez la pétition
internet mon amour, Contre le projet de loi “Création et Internet”
Action pétition,
Signez la pétition
“téléchargez-moi”
Le projet de loi «Création et Internet» nous préoccupe. Il est en total décalage avec notre réalité, bien loin de la «Création» et encore plus de cet «Internet» dont il prétend réguler les pratiques. Cela dit, il semble très naturel qu’une communauté de cinéastes «défendent cette loi sans réserve» et se fendent d’une tribune intitulée «Culture ne rime pas avec gratuité» dans le Monde du 8 juillet. Comme il semble naturel que l’enjeu industriel soit au cœur de cette loi.
Sauf que. Depuis les débuts du World Wide Web, nous nous sommes pris au jeu de cette mutation et existons 1.0, 2.0, et demain 3.0. Nous sommes les créateurs de demain, sans prétention aucune. Très sérieusement et depuis longtemps, nous nous posons la question du droit d’auteur, celle de la diffusion des œuvres sur les réseaux et de leur réception. Tout comme nous nous posons la question de l’économie de la création, sur l’Internet et ailleurs.
Ce projet de loi est contraire à nos pratiques, tout comme il est extrêmement méprisant des usages et totalement ignorant d’un monde simplement contemporain.
-Nous souhaitons qu’un projet de loi intitulé «Création et Internet» prenne en compte nos processus de création. C’est un droit.
-Nous désirons partager et être téléchargés, sans filtrage aucun. C’est une nécessité.
-Nous espérons que le principe démocratique selon lequel l’œuvre existe ou n’existe pas au travers du regard de l’autre s’applique à cette multiplicité que d’autres nomment «piratage». C’est une revendication.
L’auteur, le créateur, le spectateur, a muté. L’œuvre est regardée, écoutée, partagée, comme jamais auparavant. Et c’est pourquoi créateurs et regardeurs ne peuvent être filtrés par une loi obsolète et crétine. Une loi qui asphyxie la «Création» et «l’Internet».
LES PREMIERS ARTISTES SIGNATAIRES SONT :
Adrien Mondot, Agnès de Cayeux, Alain Escalle, Albertine Meunier, Alexandre Perigot, Anne Laforet, Annie Abrahams, Bérénice Belpaire, Caroline Hazard, Cécile Babiole, Chloé Delaume, Christian Vialard, Christophe Bruno, Christophe Fiat, Christophe Jacquet dit Toffe, Claude Closky, David Guez, Dinah Bird, Electronic Shadow (Yacine Ait Kaci et Naziha Mestaoui), Emmanuel Maa Berriet, Emmanuelle Gibelo, Eryck Abecassis, Etienne Cliquet, Etienne Mineur, France Cadet, Franck Ancel, Gilbert Quélennec, Grégoire Courtois aka Troudair, Grégory Chatonsky, Invader, Jacques Perconte, Jan Kopp, Jean-Noël Montagné, Jean-Philippe Roux, Jérôme Joy, Joachim Montessuis, Julien Lassort, Karine Lebrun, Karen O’Rourke, La Boîte Blanche, Louis Bec, Luc Dall’Armellina, Luc Martinez, Lucille Calmel, Lydwine van der Hulst, Lynn Pook, Martin Le Chevallier, Mathieu Briand, Michaël Borras aka Systaime, M. Chat (Thomas Vuille du Collectif Chat), Nicolas Boone, Nicolas Clauss, Nicolas Frespech, Olga Kisseleva, Olivier Auber, Olivier Le Gal (collectif MU), Pascal Lièvre, Pascale Gustin, Paul-Armand Gette, Pavel Smetana, Pierre Beloüin (Optical Sound), Philippe De Jonckheere, Philippe Castellin (Akenaton/Doc(k)s), Philippe Quesne, Pierre Bongiovanni, Pierre Giner, Ramona Ponearu, Roland Cahen, Shu Lea Cheang, Stéphane Sautour, Sylvie Marchand (Gigacircus), Thierry Théolier aka THTH, Triny Prada, Valéry Grancher, Vincent Elka aka Lokiss, Vincent Epplay, Wolf Ka (Compagnie Respublica), Xavier Cahen.







